‘‘La HACA entend disposer d’une cartographie complète des services audiovisuels accessibles dans le pays’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, le 11 décembre 2025 – La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) a annoncé dans un communiqué publié ce jeudi, le lancement d’une vaste opération de mise à jour du répertoire des services audiovisuels numériques opérant depuis ou vers la Côte d’Ivoire.
Web TV, Web radios, podcasts, plateformes de streaming et autres services à la demande sont invités à se conformer au cadre légal avant la fin de l’année.
Actualiser un secteur en pleine mutation
Dans un paysage médiatique transformé par le numérique, la HACA entend disposer d’une cartographie complète des services audiovisuels accessibles dans le pays. Cette initiative s’inscrit dans l’application des lois régissant la communication audiovisuelle, notamment la loi n°2017-868 modifiée en 2022.
L’article 107 de ce texte rappelle que toute activité d’édition ou de diffusion sur les réseaux numériques – fibre optique, satellite, ADSL ou plateformes multimédias – est strictement soumise à une autorisation préalable de la HACA.
Un appel à tous les éditeurs et distributeurs
L’Autorité de régulation demande ainsi à l’ensemble des opérateurs concernés de remplir une fiche de déclaration, disponible sur le site de l’institution. Les éditeurs peuvent également contacter la Direction des Plateformes et des Nouveaux Services Numériques pour les démarches administratives.
La date limite de dépôt est fixée au 31 décembre 2025.
Vers un encadrement accru de l’audiovisuel numérique
Pour la HACA, cette mise à jour vise à mieux encadrer un écosystème en plein essor, où de nombreux contenus audiovisuels sont désormais diffusés en dehors des circuits traditionnels. L’objectif : assurer un suivi plus rigoureux des acteurs, protéger le public et garantir une concurrence loyale entre les médias.
Un rappel des obligations légales
À travers ce communiqué, l’institution rappelle qu’aucun service audiovisuel – qu’il soit diffusé via une plateforme en ligne, une application mobile ou un réseau multimédia – ne peut opérer sans autorisation. Une exigence qui s’applique aux éditeurs, mais aussi aux distributeurs et aux opérateurs techniques.